 Chapelle de la Madeleine |
Vers l'an 900, au large de nos côtes, un chef viking dénommé Vieul Aux Espaulles aurait été pris dans une tempête. Le roman de Rou raconte comment Vieul " estant au peril de la mer fit voeu de se faire chrestienner s'il echappoit a la tempeste ". Quand il aborda sur le rivage, Vieul demeura fidèle à sa promesse : il fit construire une chapelle en l'honneur de Sainte " Magdeleine " et se fit baptiser sans tarder.
De la chapelle primitive, il ne reste rien sauf la cuve baptismale qui serait celle, dit la légende, dans laquelle Vieul Aux Espaulles aurait reçu le baptême. Le sanctuaire actuel a été rebâti au 16ème siècle en ex-voto par des marins anglais qui échappèrent eux-aussi miraculeusement à un naufrage.
Le " miracle du Vey " qui aurait eu lieu lors de la construction de l'église de Sainte-Marie-du-Mont au moyen-âge nous est raconté par l'abbé Louis, curé de la paroisse au 19ème siècle. Il en a trouvé le récit chez un historien régional qui l'avait lui-même recueilli dans les annales de l'ordre de Saint-Benoît (ce sont les moines de l'ordre de Saint-Benoît qui ont construit l'église de Sainte-Marie-du-Mont), où Mabillon l'avait consigné au 16ème siècle : " Arrivés avec des charrettes chargées de pierres tirées des carrières du Bessin, ils avaient à traverser, pour arriver au lieu de leur destination, un large espace sablonneux que la mer couvrait et découvrait chaque jour. Les voitures pesamment chargées avançaient lentement et s'enfonçaient quelquefois dans les sables. La marée cependant montait et commençait à déborder le convoi lorsque les saints ouvriers, en danger de périr, invoquent avec une foi vive l'assistance de Dieu et de leur auguste patronne, reine et étoile de la mer.
Soudain les flots, qui étaient si menaçants, s'arrêtent, s'élèvent en montagne, sans avancer d'une ligne, et après que tout est sauvé, hommes et choses, ces mêmes ondes se répandent en un clin d'œil et avec impétuosité sur la plage immense. " L'abbé Louis constate encore que les parties anciennes de l'église sont, en effet, bâties en pierre du Bessin et que le passage se faisait alors par le Vey.
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