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Patrimoine Naturel

 Le Parc Naturel Régional des Marais du Cotentin et du Bessin


Une grande partie des marais du Cotentin (25 000 hectares au total) se trouve dans le canton de Sainte-Mère-Eglise. Vastes prairies inondables en hiver s'insérant dans un paysage de bocage traditionnel, les marais du Cotentin confèrent au territoire du Parc son originalité et sa valeur. Ici tout est singulier : les marais et leur " limes ", véritable bocage aquatique, prolongent les talus et les haies tandis que l'eau, la terre et le sable se couvrent d'une végétation d'espèces rares et variées où vit une faune riche et précieuse.

Nombreux points de vue pour la découverte des grands espaces des marais, notamment à Liesville-Sur-Douve, Beuzeville-La-Bastille, Chef-Du-Pont et Picauville.

A Liesville-Sur-Douve, arbre de la liberté : un cèdre planté en 1791. Une pancarte sur son tronc" Cedrus Libani " rappelle que l'arbre est protégé par la loi.

En hiver, les marais blanchissent et offrent de magnifiques paysages (cf : photos ci-dessous)



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 La baie des veys :


continuation maritime du col du Cotentin entre les plateaux du Plain et du Bessin, elle forme un golf profond de 37 km² où s'affrontent et se mêlent les eaux douces, issues d'un bassin de 3500 km², et les eaux salées, mélange qui en fait toute sa richesse biologique. Aussi est-elle une zone de sédimentation comme l'indique son nom, forme équivalente de gué, qui rappelle la possibilité de la traverser à cheval entre le Grand-Vey et Saint-Clément avant la canalisation des principaux chenaux. Dans les anciens titres de la paroisse, cette baie entre le Cotentin et le Bessin est toujours appelée le Grand Vey. Avant la construction du pont du Petit Vey, c'était un passage très fréquenté qui reliait la Haute et la Basse Normandie. Plusieurs voies romaines, ou grandes voies, en patois " vaies " (de là, le nom de Grand Vey), aboutissait à cet endroit.

Les herbus progressent sans cesse sur les vasières. De 1856 à 1972, plus de 2000 hectares de polders ont été incorporés au domaine agricole derrière les digues qui limitent l'horizon de ce plat pays d'herbages parsemé de rares fermes. Sur la face occidentale, le courant littoral engraisse de sable le banc de la Madeleine qui s'épaissit et exhausse l'estran devant Sainte-Marie-Du-Mont. C'est sur ces vasières qu'a été identifiée en 1906 la Spartine de Townsend avant qu'elle envahisse les rivages du continent.

Les coquillages, coques et palourdes, huîtres et moules y sont assez nombreux pour faire vivre une centaine de pêcheurs à pied professionnels. Les poissons y trouvent une aire de multiplication.

Depuis 1991, le phoque veau-marin vient s'y reproduire. Mais la variété de ces biotopes explique surtout son importance ornithologique internationale. Plus de 20 000 oiseaux la fréquentent pour une escale comme la bernache cravant ou en domaine d'hivernage pour le pluvier argenté, l'huîtrier-pie, le grand gravelot, le courlis cendré, la barge rousse, le chevalier gambette.

La réserve ornithologique de Beauguillot leur offre un abri protégé. Cent cinquante hectares terrestres, des prairies poldérisées, d'anciens " schorres " gagnés sur la mer, et 350 hectares sur le domaine public maritime. La vocation de Beauguillot est d'accueillir les oiseaux d'eau en escale et en hivernage et d'assurer le suivi des mammifères marins en vue du maintien, voire du développement des populations. En hiver quand les niveaux d'eau sont très hauts, la réserve accueille entre 30 et 40 000 oiseaux, entre les parties terrestres et maritimes. Renseignements : 02 33 71 56 99.

   
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