Point de départ des plages du Débarquement
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Sainte-Mère-Eglise est le point de départ idéal pour découvrir les plages du débarquement et plus particulièrement celle d’Utah Beach. 1ère ville libérée, elle tient à rendre un hommage particulier à ses libérateurs. L’un d’entre eux, John Steele de la 82ème division des troupes aéroportées est devenu célèbre malgré lui. La reconnaissance à nos libérateurs est omniprésente dans le canton et plus particulièrement à Ste Mère Eglise au travers de nombreux monuments et plaques érigés en leur mémoire tels que la borne 0 face à la mairie (symbole et point de départ de la Voie de la Liberté). Chaque année, la ville commémore l’anniversaire de sa libération par des cérémonies, des dépôts de gerbes, un parachutage au dessus de la Fière avec la participation de la 82ème Airborne et des diverses animations.
La Borne 0 de la voie de la Liberté
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Cette borne est le point de départ de la voie de la liberté qui se termine à Bastogne en Belgique.
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Sa couronne de 48 étoiles représente les 48 états des Etats-Unis en 1944. Les 4 rectangles de couleur rouge représentent les 4 tronçons de la Voie de la Liberté : Sainte-Mère-Eglise/Cherbourg ; Sainte-Mère-Eglise/Avranches ; Avranches/Metz ; Metz/Luxembourg/Bastogne. En son centre, le flambeau de la liberté sortant de la mer, prend pour modèle celui de la statue de la Liberté à New-York. Face blanche : kilométrage, numéro et directions. (A) Emblème de la 3e armée américaine sous le commandement du général Patton. Vagues représentant l'océan atlantique. Ces bornes, hautes de 1m20 et d'un poids de 435 kg, jalonnent la Voie de La Liberté et sont semblables à la Borne "0" devant notre hôtel de ville. On en compte 1200 au total.
La voie de la liberté conduisit nos alliés vers la victoire et l'armée française des plages normandes à la Belgique. Elle est aussi appelée Voie Patton, car celui-ci était à la tête de la 3e armée américaine qui réalisa la percée historique d'Avranches le 30 juillet 1944. Cette percée passant par Bastogne ne se termina qu'en mai 1945 en Tchécoslovaquie lors de la jonction avec l'avant-garde des troupes soviétiques.
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Les 2 cimétières provisoires
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Le premier cimetière américain a été créé en France en juin 1944. Il comptait 3000 tombes. Un deuxième fut ouvert sur la route de Chef-du-Pont (5000 tombes) et un troisième à Blosville. Dès les premiers jours suivant l'arrivée des américains, des unités furent spécialement affectées au regroupement des morts afin de leur assurer une sépulture digne et respectable. En tout, 14 000 soldats furent inhumés dans ces 3 cimetières. En 1948, les deux tiers des corps furent rapatriés aux Etats-Unis à la demande des familles et le tiers restant fut réparti entre le cimetière de Saint-James (près d'Avranches) qui compte 4410 tombes et celui de Colleville-sur-Mer (secteur d'Omaha) le plus vaste qui compte 9387 tombes. Anecdote : Le 14 juillet 1944, le Général Théodore Roosevelt, cousin du Président Roosevelt, fut inhumé au cimetière n°2. Il était parmi les plus âgés (57 ans) mais avait souhaité mener les hommes de la 4e Division au combat. Il décéda d'une crise cardiaque le 12 juillet 1944.
Il n'y a plus aujourd'hui de cimetière militaire à Sainte Mère Eglise.  |
La pompe de l'église
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Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, une villa brûla dans le parc de la Haule où se trouve actuellement le musée Airborne. Les pompiers essayèrent en vain de maîtriser l'incendie. Le tocsin sonna, appelant la population à l'aide. Bientôt, hommes et femmes, habillés en hâte, se passaient des seaux d'eau de mains en mains et on faisait la chaîne depuis la vieille pompe du marché aux veaux. Le couvre-feu avait été levé et une cinquantaine de soldats allemands était là. Soudain, les mitrailleuses du bourg entrèrent en action. Juste au-dessus des têtes, des avions déferlaient, aile contre aile. Ils volent si bas que les gens se baissent instinctivement. Tout à coup, des parachutistes sortent des carlingues et descendent rapidement vers la terre. Dès lors, le travail de la pompe s'interrompt, les têtes se lèvent, les allemands ouvrent le feu. Tout autour, les parachutistes s'abattent sur le sol, l'un d'eux s'écrase au milieu des flammes. En descendant sur la place, les parachutistes américains virent des hommes aux casques dorés s'affairer en tout sens. Quelques parachutistes les prenant pour des allemands pensèrent à les tuer ; d'autres protestèrent en montrant qu'ils n'avaient pas d'armes. Finalement, personne ne tira et les braves pompiers de Sainte-Mère-Eglise rentrèrent à leurs logis sans se douter un instant que leurs casques brillants leur avaient valu un conseil de guerre rapide. Quelques minutes plus tard, près de la scierie, au sud du bourg, un gros avion de transport s'écrasa au sol et prit feu. Un deuxième incendie faisait rage dans Sainte-Mère-Eglise. |
|  | John Steele : le célébre parachutiste
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John M. Steele est né à Métropolis dans l'Etat de l'Illinois (Etats-Unis), le 29 novembre 1912. A l'aube de la Seconde Guerre Mondiale, John s'engagea dans les troupes aéroportées. Intégré dans la 82e division, précisément dans la F Compagnie, 505e régiment de parachutistes, il arriva en mai 1943 en Afrique du Nord. Après quelques semaines, les unités de la 505e débarquèrent en Sicile dans la nuit du 9 juillet 1943. John s'y cassa la jambe gauche et fut rapatrié dans un hôpital d'Afrique du Nord. Revenu en Italie en septembre 1943, il combattit de Salerne à Naples puis quitta le pays afin de rejoindre les îles Britanniques en novembre 1943. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, lors du parachutage des troupes sur la zone de Sainte-Mère-Eglise, John fut atteint à la jambe par un éclat d'obus. Il ne pouvait plus contrôler son parachute et atterrit finalement sur le clocher de l'église aux alentours de 4h00 du matin. John se balançait et tentait de se libérer de son parachute tandis que sur la place, tout autour de l'église, la bataille faisait rage. Il essaya de se décrocher à l'aide de son couteau mais malheureusement il fit tomber son arme. Il prit alors la décision de faire le mort afin d'éviter de servir de cible à l'ennemi. Après plus de deux heures, un soldat allemand du nom de Rudolf May vint le décrocher. John fut soigné et fait prisonnier. Il s'évada trois jours après, rejoignit les lignes alliées et fut transféré vers un hôpital en Angleterre. En septembre 1944, il fut parachuté sur Ninejen, aux Pays-Bas, participa à la libération de la ville et à la sécurisation de la zone. En novembre 1944, il participa à la bataille des Ardennes près de la ville de Reims. En avril 1945, il arriva dans la zone de Frankfurt (Allemagne). Il participa à diverses opérations visant à la traversée de l'Elbe et termina la Seconde Guerre Mondiale dans cette zone. Dès lors, il fut réassigné à la 17e division aéroportée et se rendit à Marseille afin de prendre le bateau qui le reconduirait vers les Etats-Unis pour enfin retrouver une "vie normale", en septembre 1945. Par la suite, John revint plusieurs fois à Sainte-Mère-Eglise, lors de commémorations du Débarquement allié de 1944. Il mourut d'un cancer de la gorge en 1969, à l'âge de 57 ans, dans sa petite ville de Caroline du Nord et émit le souhait d'être enterré en Normandie… ce qui malheureusement ne fut pas réalisé.
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La Fière
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| Le Monument des Parachutistes : | - La statue d'Iron Mike
- La table d'orientation
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A 3 kms à l'ouest de Sainte-Mère-Eglise, la route départementale D15 qui mène à Picauville traverse une motte féodale. A cet endroit se forme un escarpement qui domine le marais du Merderet. A droite de la route, sur le flanc ouest de la colline, se dresse le parc mémorial de la Fière. Celui-ci est consacré au souvenir des soldats des troupes aéroportées américaines. Nombre de soldats ont trouvés la mort en ces lieux lors du parachutage ou au cours des combats qui ont suivi pour le contrôle du pont et de la chaussée qui donne accès à la rive opposée. Dans l'enceinte du parc se trouve la statue du soldat américain Iron Mike, réplique de celle de Fort Bragg aux Etats-Unis et une table d'orientation retraçant les faits.
 | | Statue d'Iron Mike |
|  | | Table d'orientation |
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Circuit historique :
La commune de Ste Mère Eglise vous propose un circuit historique à faire à pieds en suivant les 15 bornes (cf : photo à droite) qui jalonnent la ville et vous racontent la libération de Ste Mère Eglise. Ce circuit est disponible à l'Office de Tourisme situé sur la place devant l'église.
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